La Voix du Nord
SUCCESS STORY
Les drapeaux de Faber France ont le vent en poupe
dimanche 08.06.2008, 04:51
Le marché du drapeau augmente de 540 chaque année. Les compétitions sportives y sont pour quelque chose... PHOTO ARCHIVES PATRICK JAMES

Un vent porteur souffle sur Faber France, le leader national du drapeau. Malgré la concurrence chinoise, cette entreprise de Wavrin réussit à s'imposer en misant sur la qualité et la réactivité.
Avec ses croissances à deux chiffres, Faber France pourrait pavoiser. Mais ce n'est pas le style de cette maison plutôt discrète installée à Wavrin depuis seize ans. Spécialisée dans les drapeaux, les kakémonos, les banderoles et même, depuis peu, les parasols, l'entreprise est dans le vent. L'année dernière, Faber France a terminé son exercice en hausse de 21 % par rapport à l'année précédente pour réaliser 8,8 millions d'euros de chiffre d'affaires. Il devrait atteindre les 9,5 millions cette année.
Depuis le Moyen Âge
C'est vrai, le marché du drapeau flotte plutôt bien. « On estime qu'il augmente de 5 % par an », précise Jean-Baptiste Le Bigot, le président associé de la société. « Les drapeaux existent depuis le Moyen Âge. On peut en mettre partout, sauf si un arrêté dit le contraire », souligne à son tour Patrice Verley, le président fondateur de l'entreprise. Mais la petite société qui emploie 25 personnes et compte 14 000 clients (de la grande distribution aux petites associations en passant par les concessionnaires automobiles) est particulièrement dynamique.
Les drapeaux déployés pendant les Coupes du monde de football ou de rugby ou l'engouement récent pour les drapeaux tibétains ne suffisent pas à expliquer ce succès (les pavillons nationaux représentent 5 % des ventes). « Grâce au numérique, nous pouvons produire des petites séries. Notre marché s'élargit à des commandes plus petites comme des drapeaux pour un anniversaire, des banderoles pour une petite association. » La société réalise 10 000 expéditions chaque année. Essentiellement en France et dans les DOM-TOM. « Nous n'avons jamais travaillé avec la Chine. Nous avons toujours opté pour la sous-traitance locale. Une vingtaine de couturières travaillent pour nous. Il y a aussi des entreprises qui fabriquent nos supports en métal. Au total, nous faisons travailler une centaine de personnes dans la région. L'évolution des choses nous donne raison. Nos délais sont plus courts et avec l'augmentation des prix du pétrole, le coût des transports pourrait devenir trop élevé. »
Filiales dynamiques
L'entreprise, qui vient de s'installer dans de nouveaux locaux et y a gagné au passage 3 000 m², poursuit son développement. Elle a repris une activité de parasols publicitaires l'année dernière. Elle est aussi désormais à l'origine de deux filiales : MDS se charge de la pose et de la dépose de drapeaux ou autres kakémonos Vexillum, à Lorgies, est spécialisée dans l'impression numérique. Une nouvelle machine est d'ailleurs sur le point d'être livrée pour rejoindre les six autres. « Cette filiale enregistre une croissance de 35 %. » Le dieu Éole qui porte Faber France ne semble pas s'essouffler. •
VALÉRIE SAUVAGE
