Thomas au contact !
Jeudi 8 octobre,
Au pointage de 5 heures, Thomas Ruyant est septième au classement général de la seconde étape de la transat 6.50. Le skipper du prototype « Faber France » file à grande vitesse dans les Alizées du Nord-Est (plus de 11 nœuds) et se trouve à 28 milles du leader de la flotte, Stéphane Le Diraison.
Après avoir opté pour une option Ouest et un passage au vent de l’archipel des canaries alors que ses adversaires étaient plutôt sur une route directe, Thomas Ruyant, grâce à certainement beaucoup de travail et d’abnégation à bord de son voilier, est revenu au contact. Le dunkerquois est rentré dans le rang dans une zone de navigation quasiment similaire aux autres protagonistes à la victoire. Le dunkerquois et sa monture de 6m50 ont enfin touché les Alizés du Nord-Est suite à une zone de transition entre les deux systèmes météorologiques. Un vent qui pousse les voiliers au portant soufflant régulièrement au dessus de 20 nœuds, une allure qui permet au navigateur nordiste de pousser sa machine dans ses retranchements. Sous grand spi, grande voile haute, « Faber France » navigue à plus de 11 nœuds au gré de nombreux empannages au fil des petites oscillations d’Eole et en anticipation de l’approche des îles du Cap Vert, marque obligatoire du parcours. Il s’agit désormais pour le sociétaire de « Dunkerque Plaisance », ambassadeur de l’association « Capucine » et du nautisme à la Communauté Urbaine de Dunkerque, mascotte du leader français du pavoisement, de revenir peu à peu vers la tête de la course. Tout en économisant son énergie physique, gérant son alimentation, son sommeil, le quotidien de Thomas est relativement simple. Régler son spinacker dans une houle bien établie, aller à la table à carte régulièrement faire des points météos au rythme du bulletin journalier, se reposer par tranches de 20 minutes, barrer et se préparer quelques repas lyophilisés afin de garder le maximum de force pour les moments plus difficiles.
