Bien que Thomas ait déjà beaucoup navigué cette année lors de nombreux entraînements sur son « Faber France », à l’occasion de la Massilia Cup avec une seconde place à bord de « Courrier Dunkerque » et en remportant une victoire sur le Spi Ouest France avec le voilier de la Communauté Urbaine de Dunkerque emmené par Daniel Souben, la première sortie en compétition du skipper solitaire nordiste et de son mini 6.50 est programmée pour la fin de semaine à l’occasion de la Pornichet Select 6.50.
Samedi 25 avril 13h00, le comité de course de la Pornichet Select 6.50 lancera la saison du projet 2009 en mini 6.50 de Thomas Ruyant. Première compétition d’une année d’importance pour le jeune sociétaire de « Dunkerque Plaisance » qui depuis trois ans, met tout de son côté pour appréhender au maximum les subtilités du mini 6.50, ces petits concentrés de technologies, mais aussi les affres de la navigation en solitaire (météorologie, physique, tactique, stratégie).
En 2008, Thomas a répondu présent avec notamment une belle victoire au côté de Yann Riou sur le Mini-Fastnet et une arrivée à Barcelone en leader lors de la Mini-Barcelona. L’objectif est donc de continuer sur cette lancée avec comme point d’orgue la transat 6.50 dont le départ sera donné le 13 septembre de La Rochelle en direction de Salvador de Bahia en passant par Madère. Mais, il faudra tout d’abord en fin de semaine, afficher le voilier aux couleurs du leader français de la pavillonnerie et des 18 communes dunkerquoises, parmi les meilleurs puis enchaîner dès le 6 mai avec le Mini-Pavois, le trophée Marie-Agnés Péron le 4 juin, le Mini-Fastnet le 13 juin et un Tour de France à la voile en Farr 30 avec un départ à la maison Dunkerque fin juin.
« La Pornichet Select 6.50 est l’une des courses les plus physiques de la saison » déclare Thomas « En effet, nous naviguons le long des côtes et autour des îles bretonnes. Il y a beaucoup de cailloux et de trafic. Il va falloir gérer son sommeil. La distance de la course (300 milles) est trop longue pour ne pas dormir mais aussi trop courte pour prendre un véritable rythme. Et puis, il va falloir se méfier de la concurrence et des coefficients de marées élevés (98). Nous partons de Pornichet, on laisse Belle-île à bâbord, l’île d’Yeu à bâbord, direction Port Bourgenay puis on repart vers Yeu, on aura ensuite le choix pour contourner Belle-île à tribord ou bâbord et on entamera la dernière ligne droite où il faudra être sacrément lucide ».
Photos libres de droits pour la presse et le web Laurent Vidal