24 heures chrono
Thomas Ruyant, le skipper du prototype aux couleurs de « Faber France » et de la Communauté Urbaine de Dunkerque est actuellement pointé à la seconde place du classement général provisoire de la première étape de la transat 6.50 entre La Rochelle et Funchal (1100 milles). En 24 heures, le jeune dunkerquois a réalisé une remontée spectaculaire après un départ difficile.
14h17 hier, les 85 marins engagés dans la Charente-Maritime / Bahia Transat 6.50 prenaient un bon départ sur le plan d’eau de La Rochelle balayé par un grand soleil et un vent de Nord-Est soufflant à plus de 15 nœuds. Thomas Ruyant, parmi les favoris de la compétition, coupait la ligne dans le paquet de tête. La suite était plus difficile pour le sociétaire de l’association « Dunkerque Plaisance » puisqu’il enroulait une mauvaise bouée de dégagement !
Après un long moment d’incertitude, Thomas, accompagné d’un tiers de la flotte, rebroussait chemin pour finalement enrouler la marque de parcours obligatoire et officielle avec 50 minutes de retard sur les premiers. Pas de quoi refroidir les nombreux supporters du nordiste massés sur un grand bateau à moteur spécialement affrété pour l’occasion, allez Thomas, allez Thomas, scandés les salariés de « Faber France », les amis, la famille du navigateur.
Ce dernier, certainement piqué au vif, envoyait son spinacker avec fougue pour ensuite débuter un mano a mano de classe avec son maître-voilier Rémi Aubrun, également concurrent dans la catégorie reine de l’épreuve à savoir les prototypes.
Sous spinacker de reaching, le numéro 667, un plan Finot de 2007, et son pilote, ne cesseront pas dans les heures qui suivent, d’essayer de remonter leur handicap. Avec pugnacité, Thomas remontait l’ensemble de sa concurrence sous une belle nuit étoilée et dans des conditions de portatif parfaite notamment pour le monocoque bleu et orange. Petit matin, au premier pointage, le dunkerquois était second au classement général, preuve qu’il était bien dans sa course. Une remontée qui place de nombreux espoirs en Thomas qui va devoir désormais gérer une accélération du vent en approche du cap Finisterre et certainement devoir se reposer tant les dernières 24 heures étaient, sans conteste, sportives et difficiles à bord de « Faber France » skippé par un Thomas Ruyant au moins aussi agressif qu’un certain Jack Bauer.
