Derniers instants...
Vendredi 18 septembre 17h05,
Quelle étape ! Après plus de 900 milles à pleine vitesse au portant, les leaders de la transat 6.50 buttent actuellement sur une bulle sans vent à moins de 100 milles de Funchal. Thomas Ruyant, dans le top 3 depuis les premiers jours de navigation, est pointé à la troisième place à 14 milles de Bertrand Delesne en tête et 83 milles de l’arrivée.
Quel suspense final ! Voilà Thomas Ruyant englué dans les affres du début de l’anticyclone des Açores. Depuis cette nuit, les champions de cette transat 6.50 sont collés dans la pétole, une zone sans vent particulièrement difficile à négocier ! Au dernier pointage, « Faber France » évoluait à 2,45 nœuds, autant dire à très lente vitesse.
La guerre des nerfs a débuté. Après une folle cavalcade, place à la tactique au portant dans les petits airs. On imagine que la vie à bord du prototype dunkerquois doit être particulièrement dure. La fatigue doit commencer fortement à se faire sentir et c’est clair que ce n’est pas le moment de mollir. En effet, dans ce genre de conditions, il s’agit pour Thomas de rechercher le moindre souffle d’air de façon à faire avancer sa machine. Une situation dans laquelle, il faut obligatoirement garder son calme car la sanction est vite importante. La moindre petite risée mal anticipée et patatra, le concurrent direct prend la poudre d’escampette. Le début de soirée et cette nuit seront primordiaux pour la suite des événements à savoir une possible victoire sur cette première étape. Les écarts seront, de toute façon, très faibles et il faudra tout recommencer entre Madère et Salvador de Bahia mais nul doute que Thomas fera, son maximum, pour l’emporter à Funchal. Arrivée cette nuit ou demain matin selon le bon vouloir d’Eole !
